MON VILLAGE
Commune de SAINT-BERNARD 23 rue Sainte-Catherine 68720 SAINT-BERNARD
HISTORIQUE ET PATRIMOINE
Naissance du Village de SAINT-BERNARD
Contact de la Mairie 03 89 25 41 71 infos@saint-bernard68.fr
Horaires d’ouverture au public : Lundi : 8h30 - 12h / 13h30 - 16h Mardi et Jeudi : 8h30 - 12h / 13h30 - 18h Mercredi et Vendredi : 8h30 - 12h
En 1972, la fusion des deux anciennes communes d'Enschingen et de Brinighoffen, en une seule et même unité administrative, connue désormais sous le nom de Saint-Bernard, résulte d’une volonté exprimée par les deux conseils municipaux de l’époque. Enschingen et Brinighoffen, liées par des souvenirs historiques, pratiquaient, de fait et librement, une fructueuse collaboration intercommunale. Toutes 2 titulaires de la croix de guerre en raison des destructions subies en 14-18, ayant en commun l’église, le presbytère, la mairie-école, le cimetière, un congélateur communal, avaient déjà réalisé ensemble le remembrement et l'adduction d’eau potable. Historique, cette première fusion départementale, ne fut pas qu’un long fleuve tranquille. Des courageux acteurs d’alors, restent comme témoins présents parmi nous ce jour. Honneur soit rendu à : René Brun, Louis Frey, Marcel Hartmann, Joseph Sauner, Joseph Seiler, Joseph Dockwiller. Leur choix précurseur fut une vraie réussite ! Les Maires de l’époque M. Raymond SIEGRIST (Maire de Brinighoffen) et Marcel PETER (Maire de Enschingen)
Marcel PETER
Raymond SIEGRIST
1945 : Le grand cortège de la Libération
En mai 1945, nos deux villages alsaciens, Enschingen et Brinighoffen, célébrèrent avec une joie profonde leur libération. Dans une Alsace encore marquée par les épreuves de la guerre, les habitants se réunissent comme une seule famille pour rendre hommage à la France retrouvée. La fte commence, comme il se doit à l’époque, à l’église : on y évoque la tristesse du passé mais surtout la joie du présent, avec dignité et gratitude. Le cortège se rend ensuite au cimetière pour honorer les morts, un moment solennel qui rappelle que la liberté a un prix. Puis la gaieté s’exprime : rues pavoisées, chars décorés, costumes traditionnels, musique et danses. La créativité et l’enthousiasme des deux villages impressionnent jusqu’aux autorités venues pour l’occasion (photo du sous-préfet Kuhn). Les jeunes, vtus de costumes alsaciens parfois taillés dans d’anciens drapeaux ennemis, symbolisent une région qui reprend vie et affirme fièrement son identité française. Le cortège qui défile dans les rues des deux communes témoigne d'une organisation impeccable et d'un ensemble de concours rarement rencontrés. Héraults d'armes et pages (photo), alsaciennes et alsaciens, musiciens, cyclistes et sapeurs-pompiers (photo), Jeanne d'Arc sur son cheval (photo), Marianne sur son char (photo), l'Alsace et ses costumes (photo alsacienne), le char de l'occupation du Reich et ce qui reste de l'empire nazi trané par un chien. Entre discours émus, chants patriotiques, danses sous les pommiers et partage de kugelhofs, une ambiance chaleureuse et fraternelle règne. Au final, cette journée illustre magnifiquement l’esprit alsacien : une union sincère entre le maire, le curé, l’instituteur et tout un peuple rassemblé autour de l’amour de la France et de la joie d’tre à nouveau libre. Les photos jointes proviennent d’archives personnelles d’habitants des villages d’alors. Né le 8 janvier 1910 à Ammerschwihr, René Kuhn, fils d'un viticulteur, diplômé d'études supérieures sera mobilisé en 1939 comme sous-officier. En Alsace, le 9 octobre 1941, arrté par la Gestapo il sera expulsé. Pour sa participation à la résistance belge il sera fait chevalier de l'Ordre de Léopold. En 1944, son attitude patriotique le désigne pour occuper les fonctions de sous-préfet d'Altkirch. Il y renonce en 1946 pour tre candidat gaulliste aux élections à la première Assemblée nationale de la IVe République. Il décédera le 22 juillet 1995 à Colmar.
Marianne lors du défilé de la libération en 1945
Réception du sous-préfet d’Altkirch, MM. le Maire, le Curé Stoll, un capitaine de l’armée de Lattre allié à la famille Balga
Mlle BERGER née SIEGRIST incarne Jeanne d’Arc accompagnée de Jules SEILER et André KARM
Les pages et écuyers sur leurs montures
Cyclistes et Alsaciennes défilent dans, aujourd’hui, la rue Principale
MON VILLAGE
Commune de SAINT-BERNARD 23 rue Sainte-Catherine 68720 SAINT-BERNARD
HISTORIQUE ET PATRIMOINE
Naissance du Village de SAINT- BERNARD
Contact de la Mairie 03 89 25 41 71 infos@saint-bernard68.fr
Horaires d’ouverture au public : Lundi : 8h30 - 12h / 13h30 - 16h Mardi et Jeudi : 8h30 - 12h / 13h30 - 18h Mercredi et Vendredi : 8h30 - 12h
En 1972, la fusion des deux anciennes communes d'Enschingen et de Brinighoffen, en une seule et même unité administrative, connue désormais sous le nom de Saint-Bernard, résulte d’une volonté exprimée par les deux conseils municipaux de l’époque. Enschingen et Brinighoffen, liées par des souvenirs historiques, pratiquaient, de fait et librement, une fructueuse collaboration intercommunale. Toutes 2 titulaires de la croix de guerre en raison des destructions subies en 14-18, ayant en commun l’église, le presbytère, la mairie-école, le cimetière, un congélateur communal, avaient déjà réalisé ensemble le remembrement et l'adduction d’eau potable. Historique, cette première fusion départementale, ne fut pas qu’un long fleuve tranquille. Des courageux acteurs d’alors, restent comme témoins présents parmi nous ce jour. Honneur soit rendu à : René Brun, Louis Frey, Marcel Hartmann, Joseph Sauner, Joseph Seiler, Joseph Dockwiller. Leur choix précurseur fut une vraie réussite ! Les Maires de l’époque M. Raymond SIEGRIST (Maire de Brinighoffen) et Marcel PETER (Maire de Enschingen)
Marcel PETER
Raymond SIEGRIST
1945 : Le grand cortège de la Libération
En mai 1945, nos deux villages alsaciens, Enschingen et Brinighoffen, célébrèrent avec une joie profonde leur libération. Dans une Alsace encore marquée par les épreuves de la guerre, les habitants se réunissent comme une seule famille pour rendre hommage à la France retrouvée. La fte commence, comme il se doit à l’époque, à l’église : on y évoque la tristesse du passé mais surtout la joie du présent, avec dignité et gratitude. Le cortège se rend ensuite au cimetière pour honorer les morts, un moment solennel qui rappelle que la liberté a un prix. Puis la gaieté s’exprime : rues pavoisées, chars décorés, costumes traditionnels, musique et danses. La créativité et l’enthousiasme des deux villages impressionnent jusqu’aux autorités venues pour l’occasion (photo du sous-préfet Kuhn). Les jeunes, vtus de costumes alsaciens parfois taillés dans d’anciens drapeaux ennemis, symbolisent une région qui reprend vie et affirme fièrement son identité française. Le cortège qui défile dans les rues des deux communes témoigne d'une organisation impeccable et d'un ensemble de concours rarement rencontrés. Héraults d'armes et pages (photo), alsaciennes et alsaciens, musiciens, cyclistes et sapeurs-pompiers (photo), Jeanne d'Arc sur son cheval (photo), Marianne sur son char (photo), l'Alsace et ses costumes (photo alsacienne), le char de l'occupation du Reich et ce qui reste de l'empire nazi trané par un chien. Entre discours émus, chants patriotiques, danses sous les pommiers et partage de kugelhofs, une ambiance chaleureuse et fraternelle règne. Au final, cette journée illustre magnifiquement l’esprit alsacien : une union sincère entre le maire, le curé, l’instituteur et tout un peuple rassemblé autour de l’amour de la France et de la joie d’tre à nouveau libre. Les photos jointes proviennent d’archives personnelles d’habitants des villages d’alors. Né le 8 janvier 1910 à Ammerschwihr, René Kuhn, fils d'un viticulteur, diplômé d'études supérieures sera mobilisé en 1939 comme sous-officier. En Alsace, le 9 octobre 1941, arrté par la Gestapo il sera expulsé. Pour sa participation à la résistance belge il sera fait chevalier de l'Ordre de Léopold. En 1944, son attitude patriotique le désigne pour occuper les fonctions de sous-préfet d'Altkirch. Il y renonce en 1946 pour tre candidat gaulliste aux élections à la première Assemblée nationale de la IVe République. Il décédera le 22 juillet 1995 à Colmar.